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SOMMAIRE de XERFI-PREVISIS n°151 |
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LE POINT DE VUE de Laurent Faibis |
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Les marchés face aux Etats-nations
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1. |
DOSSIER SPECIAL : INDUSTRIE EUROPEENNE, QUELLES STRATEGIES DE REDEPLOIEMENT ? |
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Amorce du dégel, mais pas de redoux |
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Allemagne : le poids lourd industriel a évité le KO |
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France : une industrie en mauvais état |
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Royaume-Uni : non, l’industrie n’est pas morte |
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Italie : touchée mais pas coulée |
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Espagne : la crise a dévasté une industrie déjà fragilisée |
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2. |
GLOBAL MARKETS |
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European airport companies |
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3. |
FRANCE : LE BOUT DU TUNNEL, POUR QUAND ? BILAN 2009 et PERSPECTIVES 2010 |
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L’hyper-guerre des prix est déclarée par Alexandre Mirlicourtois |
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Inflation : aucun risque inflationniste en 2010 |
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Commerce extérieur : retour des mauvais jours |
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Industrie : restaurer les marges d’abord ; investir on verra plus tard |
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BTP : inquiétudes pour 2010 |
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Distribution : quasiment au point mort en 2010 |
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4. |
SIGNAUX SECTORIELS |
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Le retour des OPA |
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Globalisation : au cœur des stratégies des entreprises |
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Investissements directs étrangers : de l’Est vert l’Ouest |
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5. |
STRATEGIES SECTORIELLES |
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Le marché des produits bio, face à un problème d’approvisionnement |
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Trois grandes options pour optimiser les fonctions support |
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6. |
IDEES ET ANALYSES |
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Les marchés face aux Etats-nations ? par Laurent Faibis |
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Quelles sorties possibles à la crise ? par Olivier Pastré |
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L’hyper-guerre des prix est déclarée Le prix caché du hard-discount par Alexandre Mirlicourtois |
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La passion de la connaissance économique
La revue de l’économie et des secteurs
Industrie Européenne : Quelles stratégies de redéploiement ?
France : le bout du tunnel, pour quand ? Bilan 2009 et perspectives 2010
n°151 – JANVIER 2010
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LE POINT DE VUE |
triomphante, la problématique du rôle de l’Etat dans l’économie, de ses liens avec la nation revient au premier plan en France, comme dans les autres pays avancés.
La fin de la crise n’est qu’une croyance des marchés financiers
Les marchés décryptent des présages de reprise, même en Occident. C’est ce qui explique que les indices boursiers bondissent… et que les marchés croient encore davantage à la reprise, et ainsi de suite : les bourses montent encore et encore. Il est vrai que l’action des banques centrales et les déficits des Etats pour sortir de la récession ont fait exploser le montant des liquidités à un niveau atomique.
Les marchés estiment également (et ils ont raison) que le retour de l’inflation n’est pas pour demain, tant les salaires sont tirés vers le bas par la globalisation et le chômage. Certes l’endettement des Etats occidentaux relève lui aussi du risque nucléaire. Mais c’est en même temps la meilleure garantie que les taux d’intérêt vont rester durablement bas.
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Directeur de la rédaction : Laurent Faibis, Président de Xerfi
Responsable de Xerfi-Prévisis : Alexandre Mirlicourtois, Directeur de Xerfi-Prévisis
Conjoncture et prévisions Alexander Law, chef économiste Alberto Balboni, resp. conjoncture internationale Cyril Cochener, directeur de Xerfi France Laurent Marty, directeur général
Ont également contribué à ce numéro :
Ludovic Melot, directeur d’études, PRECEPTA Isabelle Senand, directrice d’études, PRECEPTA David Targy, directeur d’études, PRECEPTA Nicolas Garin, chargé d’études, Xerfi France
Responsable de la diffusion : Solène Etienne Contact : setienne@xerfi.fr
Société éditrice : Xerfi SAS, 13 rue de Calais, 75009 Paris. 01 53 21 81 51
ISSN 1760-8473
Achevé de rédiger le 13 janvier 2010 Tous les numéros précédents sont disponibles sur le site previsis.fr
La passion de la connaissance économique |
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Les marchés face aux Etats-nations
Après des mois de guerres picrocholines, la tribu des économistes de marché a retrouvé la foi : la reprise ne se fera ni en U, ni en W, ni en L, ni en racine carrée, ni même en Z. Mais en V.
On aurait tort de sourire de ce débat, et de son aspect microcosmique. Les croyances des marchés, savamment élaborées par ses économistes, ont un impact réel. Car ces convictions sont auto-réalisatrices. Au moins pour un temps. Mais la crise a provoqué des transformations profondes, et les Etats ont fait un retour en force dans le jeu économique pour éviter la catastrophe. Ils ne se retireront pas aussi vite qu’ils sont revenus comme le souhaitent les apôtres des mécanismes de marchés totalement libéralisés. Face à la globalisation |
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Les marchés face aux Etats-nations
Les banquiers centraux savent parfaitement qu’une remontée des taux provoquerait un cataclysme qui mettrait le monde occidental en faillite. Les marchés sont également convaincus que les grandes entreprises cotées ont retrouvé le chemin des profits en prenant les bonnes décisions : réduire leur masse salariale, renforcer la pression sur la sous-traitance (et tant pis pour les PME qui agonisent), renforcer les délocalisations, investir dans les pays émergents là où sont les marchés porteurs.
D’ailleurs, les enquêtes révèlent un retour à la normal du niveau de trésorerie des grandes entreprises, tandis les résultats trimestriels sont orientés à la hausse. Les économistes des marchés détectent ainsi suffisamment de signaux positifs pour espérer être bons prédicateurs.
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Une mutation inéluctable Alors, après le coup de froid glacial sur les économies occidentales, le redoux, et le retour du business as usual ? Pas si sûr, si l’on s’attache à analyser rigoureusement les tendances profondes de l’économie. Il faut savoir garder l’œil rivé sur les fondamentaux. Ainsi, le marché du travail a été terriblement déséquilibré par la globalisation, puis par la crise. Parmi les conséquences, les économies occidentales sont placées sous la menace d’une spirale déflationniste qui tire les salaires et les prix vers le bas.
Le risque, c’est de devoir encore et encore élaguer dans les effectifs et le coût du travail pour maintenir les marges. Et ce faisant, la pression sur les revenus va s’accentuer en 2010. Les chiffres du chômage vont encore augmenter un peu partout. Et notamment en Allemagne, qui a pris des mesures de retardement des licenciements. On s’attend en effet à une flambée du chômage outre-Rhin en 2010. |
Difficile de faire repartir la consommation dans ces conditions, alors même que les ménages sont en phase de désendettement. Les Etats occidentaux vont être obligés de continuer à soutenir la demande par des politiques de transferts aux particuliers. Se sont mises en place dans tous les pays des stratégies de sauvetage, puis de redéploiement industriel, impulsées par les pouvoirs politiques. Chacun veut éviter l’effondrement de son économie. Par voie de conséquence, l’endettement public va dépasser tous les seuils imaginables des deux côtés de l’Atlantique.
Pour ceux des économistes qui n’ont pas l’œil rivé sur les seuls marchés financiers mais sur les investissements, les marchés des biens et des services, pour ceux qui comme nous pensent qu’in fine l’économie réelle aura raison de l’aveuglement provoqué par les bulles, le retour à la chimère d’une auto-régulation des marchés est impensable et impossible. …/… |
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Bien sûr, certains veulent encore y croire : par difficulté d’adaptation intellectuelle ; par intérêt ; ou par cynisme.
Retour des Etats et régulation du marché
En vérité, rien ne sera jamais plus comme avant. Le retour des gouvernements et de la politique budgétaire dans la vie économique est massif et durable. Le cheminement vers le rétablissement de régulations du marché est inexorable.
Mois après mois, aux Etats-Unis comme en Europe, l’Etat est forcé de reprendre les commandes de son économie. Il n’acceptera pas de se retirer comme le souhaitent les idéologues du marché auto-régulateur. Alors, après la Wall Street Economics, ne voilà-t-il pas revenu le temps de la Whole State strategy ? |
Sans doute pas, car il existe néanmoins un consensus général sur l’impératif de sauver le capitalisme de marché. Faute de concurrent, c’est en effet le moins mauvais des systèmes économiques. Le défi est donc de trouver le bon équilibre entre la liberté d’entreprendre et l’exigence d’un encadrement souple des marchés.
Dans le même mouvement, alors que les gouvernements reprennent les manettes économiques, on assiste à un singulier retour en grâce des Etats-nations. Cette tendance exacerbe une contradiction croissante entre l’intérêt financier des grandes entreprises et l’intérêt national.
D’un côté, la globalisation et l’internationalisation des chaînes de valeur, pour produire plus et à |
moindre coût, qui satisfait un consommateur qui paie les produits de moins en moins cher. De l’autre, un attachement renforcé à l’identité nationale, à la prospérité du territoire, pour créer des emplois et des revenus.
A l’heure de la globalisation des entreprises, se pose ainsi paradoxalement la question de la déglobalisation des économies des pays avancés.
Le monde occidental risque fort de ne pas évoluer comme le souhaitent les opérateurs de marchés. Les bulles vont éclater de plus en plus vite. Les pouvoirs publics vont de plus en plus assumer leur mission de régulateur, voire d’incitateur. Les Etats pompiers laissent peu à peu la place aux Etats stratèges. L’histoire économique nous enseigne que cela peut être pour le pire comme pour le meilleur.
Laurent Faibis, Président de Xerfi |

1. L’INDUSTRIE EUROPENNE EN CRISE : QUELLES STRATEGIES DE REDEPLOIEMENT ? |
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Part de la valeur ajoutée industrielle des 5 pays cumulés |
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La crise a fait perdre 12 ans à l’industrie européenne Indice de la production industrielle base 100 = 2005 – Données UE à 15 pays |
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Allemagne : le poids lourd industriel a évité le KO |
1. Industrie européenne |
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Part du PIB en % |
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Production manufacturière, indice 2005 = 100 |
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Allemagne : le roi des exports détrôné par la Chine |
1. Industrie européenne |
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Milliard d’euros, 12 derniers mois cumulés |
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Part en % des exportations totales en valeur |
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France : une industrie en mauvais état… |
1. Industrie européenne |
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Part du PIB en % |
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Production manufacturière, indice 2005 = 100 |
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… mais une stature industrielle internationale à défendre |
1. Industrie européenne |
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Part des exportations françaises dans le commerce mondial, en % |
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Part en % des exportations totales en valeur |
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Royaume-Uni : non, l’industrie n’est pas morte… |
1. INDUSTRIE EUROPEENNE |
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Part de l’industrie dans le PIB – Données en valeur |
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Millier d’emplois – Données annuelles |
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…après le déclin, le regain ? |
1. INDUSTRIE EUROPEENNE |
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Nombre d’euros pour une livre – Données trimestrielles |
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Indice de production industrielle base 100 = 1995 – Données trimestrielles |
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Italie : touchée mais pas coulée… |
1. Industrie européenne |
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Indice 2000 = 100 (échelle de gauche) ; part du PIB en % (échelle de droite) |
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Part en % de la valeur ajoutée totale de l’industrie manufacturière |
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… et le modèle économique se recentre sur l’industrie |
1. Industrie européenne |
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Intensité des réseaux d’entreprises par domaine d’activité et par zone géographique |
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Part en % des exportations totales en valeur |
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Espagne : la crise a dévasté une industrie déjà fragilisée… |
1. Industrie européenne |
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Part du PIB en % |
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Production industrielle (hors construction), indice 2000 = 100 |
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… les exportations en paient aujourd’hui la facture |
1. Industrie européenne |
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Million d’euros, données annuelles |
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Part en % des exportations totales en valeur |
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2. GLOBAL MARKETS : EUROPEAN AIRPORT COMPANIES |
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Airport companies are entering a period of financial stress. Downstream, airlines will continue their consolidation through mergers & acquisitions and reinforcing their alliances. This trend will result in reduced bargaining power for airport companies.
Due to slowing traffic, airports’ revenues are going to grow at a slower pace than they anticipated when they decided to invest heavily in the increase of big hubs’ capacities. These are very concentrated geographically in North-western Europe. In this context, the development of the European High-Speed rail network will result in:
§ overlapping catchment areas, and hence fiercer competition between the biggest airports;
§ a rationalisation of the airport system, reinforcing the 3 “global hubs” London Heathrow, Paris CDG and Frankfurt;
§ decreasing demand for short-haul flights, with a negative impact on airports’ activity;
§ but also, larger catchment areas, with a potential positive impact on airports’ activity.
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European airport companies: overview of the competitors |
2. GLOBAL MARKETS |
Airports companies’ activity depends on the development of their main hubs
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Airport Company |
Nationality |
Main airport hubs |
Predominant airline |
Alliance |
Current importance of the hub |
Growth potential (2010-2020) |
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BAA (Ferrovial Group) |
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London Heathrow |
British Airways |
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Aéroports de Paris |
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Paris CDG |
AirFrance KLM |
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Fraport AG |
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Frankfurt |
Lufthansa |
+++ |
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AENA |
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Madrid Barajas |
Iberia |
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Barcelona El Prat |
Spanair |
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Schiphol |
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Amsterdam Schiphol |
AirFrance KLM |
++ |
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TAV |
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Istanbul Ataturk |
Turkish Airlines |
+ |
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Aeroporti di Roma |
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Rome Fiumicino |
Alitalia |
+ |
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Munich Airport |
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Munich |
Lufthansa |
+ |
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Source: Xerfi Global.
3. FRANCE, LE BOUT DU TUNNEL POUR QUAND ? BILAN 2009 ET PERSPECTIVES 2010 |
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Part de marché en valeur du hard discount |
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Lidl toujours 1ère enseigne de hard-discount en France Nombre de magasins au 1er janvier 2009 par enseigne |
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L’hyper-guerre des prix est déclarée Le prix caché du hard-discount
9 200 m² à prix cassés cela semble bon pour le portefeuille des ménages. Dans un environnement marqué par la flambée du chômage, la faiblesse des évolutions salariales (auxquelles il faut ajouter la fermeture du robinet du crédit), il ne reste guère que la baisse des prix pour redonner un peu de lustre au pouvoir d’achat. L’ouverture imminente par Auchan d’un hyper-discount (PRIBA) fort de 30 000 références à prix bas s’inscrit donc parfaitement dans cette logique. Elle est peut-être aussi le signe avant-coureur d’un changement radical de notre modèle de développement, qui, si nous n’y prenons pas garde, conduira irrémédiablement à la déflation des prix… et des salaires.
La consommation de masse n’existe plus Hypermarché vs Hyperdiscount. Ce n’est pas simplement un glissement sémantique. C’est la marque de l’adaptation d’un grand distributeur |
à une transformation profonde de notre société : la disparition de la classe moyenne. L’hypermarché, c’est le magasin universel « attrape-tout » selon l’expression de Philippe Moati. Un format parfaitement adapté à la société de consommation de masse.
Or depuis l’entrée en crise du modèle fordiste (basé sur l’établissement d’un compromis social efficace, via le partage des fruits de la croissance entre le capital et le travail), on assiste à un renforcement de la polarisation entre d’une part, une minorité de privilégiés disposant de revenus les plus élevés (et qui tend à s’enrichir), et une majorité de ménages qui gagne de moins en moins. Au milieu la classe moyenne s’étiole De plus en plus « sablier », de moins en moins « montgolfière » (1), la société est devenue plus inégalitaire et le centre de gravité est descendu : le hard-discount n’est plus une simple niche, mais bien l’endroit où se situe le cœur du marché dans l’alimentaire et le deviendra certainement pour les autres rayons.
Loin de se limiter aux achats quotidiens, c’est bien l’ensemble des |
composants de la consommation qui est concerné, de l’automobile (avec le succès de la Logan) jusqu’à l’aérien : l'année 2010 sera selon toute probabilité l'année de la consécration pour Ryanair. La compagnie à bas coûts irlandaise devrait en effet passer devant Air France-KLM en nombre de passagers transportés.
Le dilemme du consommateur-salarié La succes-story du low-cost n’est pas sans danger. Si dans un premier temps la baisse des prix est agréable aux consommateurs, la déflation est un poison mortel. C’est un cercle vicieux qui s’auto-entretient, et qui détruit la valeur des marchandises autant que la valeur du travail. Des prix bas toute l’année nécessitent d’aller encore plus loin dans les délocalisations, de mettre sous pression perpétuelle les sous-traitants, de substituer, dès que possible, des emplois qualifiés par des emplois non qualifiés. C’est aussi la baisse systématique des salaires. q
(*) La société en sablier. Le partage du travail contre la déchirure sociale. A Liepiez (Ed. La découverte / Poche)
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Inflation : aucun risque inflationniste en 2010 |
3. BILAN 2009 ET PERSPECTIVES 2010 |
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L’inflation n’est pas un problème ni en Europe et encore moins en France. Certes, les derniers chiffres font état d’une hausse des prix de 0,3% en décembre et confirment le retour de l’inflation en territoire positif. Il ne faut toutefois pas se méprendre. Les effets de base liés aux prix de l’énergie (pétrole en tête) qui avaient contribué à la baisse de l’inflation au cours de l’été, ont désormais un effet opposé et poussent les prix à la hausse.
Même si d’aucuns ne voient dans les politiques monétaires menées à l’échelle internationale une source toute trouvée de tensions inflationnistes, nous estimons qu’il n’en est rien. Bien au contraire. Les océans de liquidités devront bien être absorbés, mais ce seront quelques actifs qui devront en supporter le poids (comme les matières premières). Cela étant, la pression sur le coût du travail et sur les prix des produits manufacturés reste fortement baissière (excédents de capacité de production, réserves de main-d’œuvre inemployées, etc.) et les détaillants devront sacrifier leurs marges afin d’appâter les consommateurs : l’ouverture par Auchan de son premier hard-discount à Mulhouse est symptomatique. Macro-économiquement cela se traduit par une inflation sous-jacente (*) toujours très faible.
(*) L'indice d'inflation sous-jacente permet de dégager une tendance de fond de l'évolution des prix. Il exclut les prix soumis à l'intervention de l'État (électricité, gaz, tabac, etc.) et les produits à prix volatils (pétrole, produits frais, produits laitiers, viandes, etc.) qui subissent des mouvements très variables dus à des facteurs climatiques ou à des tensions sur les marchés mondiaux L.'indice d'inflation sous-jacente est corrigé des mesures fiscales. L'inflation sous jacente est ainsi plus adaptée à une analyse des tensions inflationnistes, car moins perturbée par des phénomènes exogènes (INSEE) |
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Variation sur 3 mois glissants du chiffre d’affaires (données en valeur cvs-cjo) |
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Le tabac et les produits pétroliers, principaux foyers d’inflation Evolution (glissement annuel) de différents postes |
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Commerce extérieur : retour des mauvais jours |
3. BILAN 2009 ET PERSPECTIVES 2010 |
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La cuvée 2009 n’est pas bonne. Certes, en cours d’année une amélioration assez nette était apparue, une amélioration en trompe l’œil :
La situation économique dans l’Hexagone et chez nos partenaires est moins dégradée qu’il y a quelques mois, mais nous sommes encore loin d’une complète normalisation. Surtout, les déficits que nous enregistrons sont essentiellement structurels : il est illusoire d’espérer revenir à l’équilibre sur le front du commerce extérieur, sauf à faire subir à notre économie une thérapie de choc qui anéantirait tout espoir de voir repartir durablement la consommation. 2010 ne devrait donc consacrer un creusement du déficit de notre balance commerciale. |
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Cumul sur 3 mois glissants du solde commercial (données en milliards d’euros cvs-cjo) |
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Le déficit de la balance commerciale va de nouveau se détériorer en 2010 Evolution annuelle de la balance commerciale (données en milliards d’euros, cvs-cjo) |
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Industrie : d’abord restaurer les marges ; investir : on verra plus tard |
3. BILAN 2009 ET PERSPECTIVES 2010 |
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Les industriels ont l’œil rivé sur leur trésorerie. En période de crise, ce n’est pas le résultat qui compte mais le cash. Toutes les opérations menées n’ont qu’un seul objectif se dégager des marges de manœuvres financières nécessaires pour tenir et attendre la reprise. Dans ce cadre, les « cost killers » ont activé trois principaux leviers :
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Perspectives d’évolution, soldes d’opinion, en %, cvs, décalées d’un trimestre |
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Selon les chefs d’entreprise, l’investissement baisserait encore en 2010 Taux de variation annuel de l’investissement en valeur dans l’industrie manufacturière |
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BTP : inquiétudes pour 2010 |
3. BILAN 2009 ET PERSPECTIVES 2010 |
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(*) FCTVA : le fonds de compensation pour la TVA (FCTVA) a pour objet la compensation par l'Etat aux collectivités locales, à leurs groupements et à leurs services, de la TVA acquittée sur leurs investissements (définition INSEE). Dans la 1e version du Plan de Relance, le Gouvernement a proposé de verser le FCTVA dû au titre de 2008, dès 2009, au lieu de le verser en 2010. |
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Variation sur 12 mois des travaux réalisés (données en volume cvs-cjo, prix = 2004) |
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La chute des permis de construire hypothèque déjà la performance 2010 Cumul sur 12 mois des permis de construire (100 = 2005) |
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Distribution : quasiment au point mort en 2010 |
3. BILAN 2009 ET PERSPECTIVES 2010 |
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La flambée des ventes des concessionnaires auto ne doit pas masquer les difficultés du commerce en général. Surtout elle ne doit pas être le prétexte pour affirmer que la consommation résiste : hors automobile, le moteur de la consommation tourne au ralenti depuis des mois, comme en témoigne l’évolution du chiffre d’affaires de la grande distribution qui reste désespérément en territoire négatif depuis le 1er janvier 2009, date de la mise en place de la prime à la casse !
La sortie du dispositif s'annonce donc délicate, même si le gouvernement a prolongé la prime à la casse dans sa forme actuelle pour les véhicules commandés en fin d'année (mais livrés début 2010) et programmé une sortie progressive du dispositif, la rechute est inévitable. Et, elle sera brutale. Les expériences passées avec la « Balladurette » et la « Juppette » ont montré qu’au terme du dispositif, les immatriculations de voitures retombaient à un niveau inférieur à celui qui prévalait avant la mise en place de la prime.
Au-delà de ce jeu de Yo-Yo sur les ventes d’autos, les pressions sur le pouvoir d'achat vont s'accentuer cette année. La remontée prévisible de l'inflation (dans le sillage des cours de matières premières, principalement du pétrole) va entamer les maigres gains de revenus salariaux. Or, cette contraction du pouvoir d'achat va aller de pair avec la remontée du taux d'épargne, laissant encore moins de marge de manœuvre aux ménages pour dépenser plus : le chiffre d’affaires dans le commerce de détail (hors auto) ne dépassera pas 1% en valeur cette année. |
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Variation sur 3 mois glissants du chiffre d’affaires (données en valeur cvs-cjo) |
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2010 : retour de manivelle pour l’automobile Evolution des immatriculations (cumul sur 3 mois glissants, données CVS-CJO) |
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4. SIGNAUX SECTORIELS |
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Tendances fortes |
Les faits marquants |
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OPA / Croissance externe |
Après une accalmie de quelques mois liée à la crise, les grandes OPA sont de retour. Face à une demande atone et des conditions de marché difficiles, il est plus facile de croître en rachetant ses concurrents qu’en gagnant directement des parts de marché. Toutes les industries sont concernées, des IAA aux Télécoms en passant par l’industrie pharmaceutique :
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IAA
Pharmacie
Electronique
Aéronautique |
- L’Américain Kraft lance une OPA hostile sur le Britannique Cadbury. Le montant initial porte sur 11 milliards d’euros, montant jugé insuffisant par le conseil d’administration. Après plusieurs semaines de tractation, au cours desquelles les noms de Nestlé, Hersley ou encore Ferrero ont circulé comme hypothétiques repreneurs de Cadbury, il semblerait que la situation tourne pour le moment à l’avantage de Kraft. Le Suisse Nestlé a en effet décidé d’acheter les pizzas surgelées de Kraft pour 3,7 milliards de dollars, offrant ainsi à l’Américain les armes pour améliorer son offre.
- Novartis, le géant suisse de la pharmacie, achète, début janvier 2010, 52% d’Alcon après du groupe Nestlé, pour un montant de 28,1 milliards de dollars. Cet achat lui permet de se renforcer dans l'ophtalmologie, un secteur à fort potentiel de croissance en raison du vieillissement de la population. Novartis avait déjà acquis 25% d’Alcon en juillet 2008. Le groupe compte par ailleurs acquérir les 23 % restant pour 11,2 milliards de dollars.
- Le groupe d'électronique et d'électroménager japonais Panasonic a pris le contrôle de son compatriote et concurrent Sanyo en décembre 2009 et devient ainsi plus gros que Sony. Cet achat lui permet d’élargir son offre dans le domaine de l'environnement (cellules photovoltaïques et des batteries rechargeables), la santé, l'hygiène et le divertissement multimédia. Le montant de l’opération porte sur environ 405 milliards de yens (3 milliards d'euros).
- Le groupe chinois Xi'an Aircraft Industry (XAC) a acheté en décembre 2009 FAAC un fabricant autrichien de pièces composites pour l'aéronautique. Il s'agit de la première acquisition d'un fabricant aéronautique européen par une compagnie asiatique. Le Chinois fournissait déjà des pièces pour Airbus et Boeing. Le montant porte sur 40 millions d’euros.
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4. SIGNAUX SECTORIELS |
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Tendances fortes |
Les faits marquants |
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Globalisation |
La globalisation reste au cœur des stratégies des entreprises. Que ce soit pour conquérir de nouveaux marchés ou pour accroître leur compétitivité en implantant directement des unités de production dans des pays à faibles coûts salariaux, les groupes poursuivent leur stratégie d’implantation dans les pays émergents : |
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Aéronautique
Automobile |
- Le motoriste français Safran, associé à General Electric, a été choisi par les Chinois pour équiper le futur avion moyen-courrier C 919, le rival attendu des Airbus A 320 et Boeing B 737. L’enjeu pour le Français est colossal puisque le marché chinois est estimé à près de 200 milliards de dollars d'ici à 2050. Afin de mettre toutes les chances de son côté, le Français avait déjà implanté 4 sociétés de fabrication de composants en Chine. Safran est également candidat pour fournir des équipements de systèmes de freinage et des trains d'atterrissage.
- Renault devrait assembler sa nouvelle Clio sur le site de Bursa en Turquie, au détriment de l'usine de Flins dans les Yvelines. Cette dernière devrait prendre en charge les voitures électriques. Le site de Bursa est considéré par le constructeur comme l'un des plus compétitifs. Il fournira les marchés ouest-européens. Le Français poursuit ainsi sa stratégie de réduction de coûts qu’il mène déjà depuis quelques années. |
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Investissements directs étrangers |
Alors que l’essentiel des IDE (investissements directs étrangers) se faisaient initialement des entreprises de pays développés vers les pays en voie de développement, la tendance semble depuis quelques temps s’inverser. Les flux d’IDE se font désormais d’Est en Ouest. Voici quelques exemples de rachats de sociétés occidentales spécialisées dans la construction automobile par des groupes chinois ou indiens : |
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Automobile |
- Geely (Chine) a trouvé un accord avec Ford pour acheter Volvo. BAIC (Chine) s’est offert des plates-formes et des technologies de Saab (propriété de GM). Sichuan Tengzhong s’est porté acquéreur de la marque Hummer et Tata a racheté Jaguar et Land Rover à Ford. |
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Le marché bio en France a atteint 2,6 milliards d’euros en 2008, soit une croissance de 25% par rapport à 2007 et de 60% depuis 2005. Le bio a le vent en poupe : Precepta prévoit une augmentation du chiffre d’affaires des produits bio de l’ordre de 40% d’ici 2012 !
L’une des grandes problématiques du bio réside dans l’approvisionnement : la demande excède par trop l’offre. Conséquence, 30 à 50% des produits bio consommés sont importés. Alors que l’achat de produit bio est sous-tendu par des motivations écologiques, il y a là une forme de paradoxe : où est la cohérence « écologique » dans l’achat de la fameuse pomme bio du Chili ?
Toujours est-il que la demande est forte et que les distributeurs s’organisent en conséquence, en accordant une place croissante aux produits bio dans leurs linéaires. Les grandes surfaces alimentaires ne dominent cependant pas la distribution de produits bio. Avec une part de marché de 42% - mais en forte progression -, elles devancent de peu les magasins spécialisés qui s’adjugent 40% du marché. La vente directe occupe par ailleurs une place importante (13% des ventes totales).
La restauration collective et commerciale, stimulée par la mise en application de la règle du Grenelle visant à ce que les cantines publiques servent au moins 20% de repas bio d’ici 2012, contribue également à l’essor du marché. Il est donc grand temps que l’agriculture française se mette au diapason d’une demande en pleine croissance. |
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La filière du bio : les chiffres-clés
Source : Precepta |
Les grandes marques sont à la traîne sur le marché du bio |
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Les grandes marques doivent prendre des positions plus franches sur le marché en plein essor du bio
Les grandes marques de l’alimentaire essaient de profiter du dynamisme de la demande grand public en bio. Mais leur incursion dans l’univers du bio s’apparente souvent à une stratégie « opportuniste » et manque singulièrement de détermination. Pour la plupart de ces acteurs, le bio est encore en phase de test, certains recourant à la sous-traitance pour la fabrication de leurs produits. Pour d’autres, il s’agit de gagner en crédibilité sur ce marché prometteur.
Les stratégies poussives prédominent
Il n’est plus pourtant un jour sans qu’un industriel agroalimentaire conventionnel n’annonce une innovation produit dans le bio. Parmi les grands groupes : Fleury Michon, Lesieur, Heinz, Unilever (marque Knorr), Guyader (gastronomie), etc. tous ont développé au moins une référence bio. Pour l’heure, les gammes bio de ces acteurs sont encore peu étoffées. Une telle stratégie leur permet de tester le marché à moindres frais. D’ailleurs, le groupe Lesieur a choisi de recourir à la sous-traitance en ce qui concerne la production de ses huiles bio. |
Certains groupes se démarquent cependant
Pour d’autres en revanche, l’implication dans le bio, et plus largement dans le développement durable, semble prendre une autre dimension, à l’instar du Groupe Lu (Kraft Foods). Outre le lancement de deux gammes bio, La Clé des Champs (en 2009), dotée d’une vaste campagne de presse, et l’Arbre aux Biscuits (en 2006), plus confidentielle, LU s’est engagé dans une stratégie de développement durable à travers son programme « Lu’Harmony ». Lancé en 2009, ce dernier constitue la première étape de la création d’une « filière blé respectueuse de la nature ».
Les MDD se montrent plus offensives
Les pionniers du bio, tels que Bjorg ou Léa Nature, conservent des positions fortes sur le marché, mais sont confrontées aujourd’hui non tant à l’offensive des grandes marques que des marques de distributeurs. Les GMS ont en effet activement participé au dynamisme du marché bio au cours des dernières années, en le démocratisant fortement à travers leurs marques de distributeur. Le numéro un français de la grande distribution alimentaire Carrefour, déjà leader sur le marché bio en France à travers sa gamme Agir Bio, entend rapidement |
doubler le nombre de ses références bio sous marque propre (environ 300 références courant 2009). Si Carrefour et Monoprix disposent d’une longueur d’avance en matière de référencement de gammes bio sous MDD, les autres enseignes ne sont pas en reste. Toutes ont misé sur ce segment de marché au cours des mois passés, y compris les groupements d’indépendants qui étaient jusque-là à la traîne.
Si les GMS bénéficient d’une part de marché importante dans le bio, il n’en reste pas moins que l’hypermarché n’a pas forcément bonne presse auprès de l’ensemble des « consom’acteurs » (importations massives, pressions sur les prix des producteurs etc.).
LE MARCHE DES PRODUITS BIOLOGIQUES A L’HORIZON 2012 Anticiper les mutations de l’environnement concurrentiel pour tirer parti d’un marché à fort potentiel (septembre 2009), Isabelle Senand
Collection Precepta Classic
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Trois grandes options pour optimiser les fonctions support |
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Il est aujourd’hui admis que les fonctions support (finance & comptabilité, paie & ressources humaines, achats, gestion de la relation client, etc.), qui n’appartiennent pas au cœur de métier, doivent participer à la performance globale des firmes. La plupart des entreprises cherchent ainsi à optimiser les coûts de leurs fonctions support. Pour se faire, elles disposent de trois grandes options.
1. L’amélioration des processus en interne peut se réaliser au sein des divisions de l’entreprise ou en filialisant l’activité. Une option moyennement coûteuse et complexe à mettre en œuvre, mais qui produit généralement des changements modérés, que ce soit en termes de réduction des coûts ou d’amélioration de la qualité des prestations.
2. La création d’un centre de services partagés consiste en la centralisation en interne d’une fonction qui était auparavant répartie sur plusieurs départements ou filiales. Cette option stratégique nécessite un investissement beaucoup plus lourd que l’externalisation et de profondes réorganisations dans les process de l’entreprise. Mais elle permet des économies substantielles et une amélioration de la performance de ces fonctions support, tout en limitant les risques sociaux (et d’image) liés à toute externalisation.
3. L’externalisation (ou BPO) auprès d’un prestataire est la solution la plus avantageuse en termes de coûts, mais la plus risquée sur le plan social et de la maîtrise de la qualité. |
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Les trois grandes options pour améliorer la gestion des fonctions support :
La création de centres de services apparaît être la solution la plus satisfaisante, mais elle est difficile à mettre en œuvre
Source : Precepta, d’après Mazars |
L’externalisation des fonctions support, victime de l’exception française |
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Le BPO qui connaît un certain succès dans le monde anglo-saxon se heurte aux spécificités culturelles du marché français
Le BPO – Business Process Outsourcing ou externalisation des fonctions support – est, ou disons, a été un terme à la mode au début des années 2000. De quoi s’agit-il ? Le BPO consiste théoriquement en la prise en charge par un prestataire externe de la gestion de tout ou partie d’une ou de plusieurs fonctions support de l’entreprise, dans le cadre d’un contrat de long terme et via le transfert des équipes jusque-là dédiées à ces tâches au sein de l’entreprise. Mais le BPO est aussi un habillage marketing conçu par les grosses SSII (sociétés de services informatiques) désireuses de se diversifier dans la gestion des fonctions support de l’entreprise, non moins pour prospérer dans ces nouvelles activités, que pour vendre, en amont, des prestations de conseil.
Un marché minuscule en France
Aujourd’hui, le BPO a indéniablement perdu de son aura. Dans l’éventail des possibilités qui se présentent aux entreprises, le BPO ne |
rencontre pas les faveurs des entreprises françaises. On estime le marché français à seulement 2 milliards d’euros (source IDC), sans que l’on sache réellement ce que cette somme recouvre. D’autres solutions moins radicales lui sont préférées, en commençant par la rationalisation des services internes – la solution la plus immédiate pour baisser les coûts – ou la constitution de centres de services partagés. Si le BPO rencontre peu de succès en France, cela est lié en grande partie aux spécificités nationales : risque social élevé, préférence pour la qualité et la proximité des prestations, barrières linguistique et culturelle qui rendent difficiles et incertaines les délocalisations lointaines.
Mauvais positionnement des géants du BPO
Ces grandes caractéristiques de la demande des entreprises françaises sont clairement en contradiction avec les deux grands piliers du modèle économique des poids lourds mondiaux du BPO – principalement des SSII – que sont l’industrialisation des process et la délocalisation dans les zones géographiques les moins onéreuses (l’Inde en particulier).
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Small and local are beautiful
Si le BPO doit décoller en France, ce sera certainement au profit de petites structures spécialisées sur une fonction support. On pense aux cabinets d’audit et d’expertise comptable, aux spécialistes du recrutement et du conseil en ressources humaines, aux sociétés d’affacturage… qui communiquent sur leur capacité à mettre à disposition des entreprises des compétences qu’elles n’ont pas en interne. Des opérateurs qui revendiquent rarement le terme BPO et dont les prestations se placent plutôt dans une optique « d’amélioration de la qualité des process pris en charge ».
LES ENJEUX DE L’EXTERNALISATION DES FONCTIONS SUPPORT Centres de Services Partagés, externalisation, BPO… : quelles stratégies d’optimisation ? (novembre 2009), Ludovic Melot
Collection Precepta Classic
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Idées & analyses
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Les marchés
face aux Etats-nations
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VIDEO
Xerfi e-changes :
quelles sorties de la crise possible ?
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L’hyper guerre
des prix est déclarée- Le prix caché du hard-discount |
Quelles sorties possibles de la crise ? |
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Olivier Pastré, est professeur à l’Université de Paris VIII, producteur à France Culture, et membre de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations. Olivier Pastré est venu exposer les principales conclusions de son livre coécrit avec Patrick Artus le 16 décembre lors d’une conférence organisée dans le cadre de Xerfi e-changes.
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LES ETUDES DU GROUPE XERFI |
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Le groupe Xerfi apporte aux décideurs les analyses indispensables pour surveiller l’évolution des marchés et de la concurrence, décrypter les stratégies et les performances des entreprises, en France comme à l’international. Le site xerfi.com met ainsi en ligne le plus grand catalogue d’études sur les secteurs et les entreprises.
Au sein du plus grand bureau d’études spécialisé en France, les experts sectoriels du groupe Xerfi sont animés d’une passion commune : traiter l’information avec une très grande rigueur intellectuelle, réaliser des analyses professionnelles au plus près des réalités de la vie économique, s’engager sur des conclusions rédigées avec l’ambition de la probité et de la qualité.
Pour atteindre ces objectifs, le groupe Xerfi, s’est donné tous les moyens de l’indépendance : son capital est détenu par ses dirigeants, son développement repose pour l’essentiel sur l’édition des études réalisées à sa propre initiative, des méthodes de travail éprouvées, des règles déontologiques strictes.
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Parce qu’il est essentiel d’anticiper et d’agir au plus vite en matière économique, la lettre XERFI PREVISIS propose des analyses et des prévisions de Xerfi sur la conjoncture macro-économique et sur les secteurs, réalisées par notre département de synthèses macro-économiques.
Pour la recevoir, il vous suffit de nous retourner, par courrier ou par fax, le bulletin ci-dessous. Vous recevrez alors régulièrement XERFI PREVISIS par Internet en fichier Pdf. (n’oubliez pas d’indiquer votre e-mail).
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A retourner ou à télécopier à : Groupe Xerfi 13-15, rue de Calais 75009 Paris Télécopie : 01.42.81.42.14 |
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