Accueil du site PDF
Télécharger Xerfi Previsis
 
Plume
Dernier numéro : 07 octobre 2009

Xerfi Previsis N°148

 

SOMMAIRE de XERFI PREVISIS

LE POINT DE VUE de Laurent FAIBIS

  1. CONJONCTURE MONDIALE

  2. MARCHÉS GLOBAUX

  3. LA FRANCE DES SECTEURS

  4. STRATÉGIES SECTORIELLES

  5. ECHOS DES SECTEURS

  6. IDÉES ET ANALYSES

 


Xerfi Previsis N°148 <HTML>

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

LE POINT DE VUE
de LAURENT FAIBIS
 
Numéros précédents de Xerfi Previsis
 
  Xerfi Previsis N° 156 :
juin-juillet 2010

Spécial colloque :
LA FINANCE FACE A L'EMPLOI
Dossiers :
- Prévisions macro-sectorielles France
- La France et ses multinationales
 
Xerfi Previsis N° 154 :
avril 2010

Dossier du mois :
LA FRANCE DES SECTEURS
Conférence Xerfi:
Yvon JACOB
France et Industrie
Jean-Marie CHEVALIER
La volatibilité des prix du pétrole
Jean-Paul BETBEZE
Sortir de la crise
 
Xerfi Previsis N° 153 :
mars 2010

Dossier du mois :
FRANCE, PERSPECTIVES 2010
Conférence Xerfi:
Roger-Pol DROIT & François HENROT
Le philosophe et le banquier
Olivier BOMSEL
Directeur de la chaire ParisTech
Michel CHOUKROUN
Problématiques de distribution
 
Xerfi Previsis N° 152 :
février 2010

Dossier du mois :
QUELS MODELES DE CROISSANCE POUR LES PAYS AVANCES APRES LA CRISE ?
Conférence Xerfi:
Cristian de PERTHUIS
Professeur d'économie à Dauphine
Michel AGLIETTA
Expert de l'économie financière
Jean de KERVASDOUE
Professeur au CNAM

 
Xerfi Previsis N° 151 :
décembre 2010

Dossier spécial
L'INDUSTRIE EUROPENNE EN CRISE: quelles stratégies de redéploiement ?
Conférence Xerfi:
Olivier PASTRE
Professeur à Paris VII

 
Xerfi Previsis N° 150 :
décembre 2009

Symposium des prévisions économiques 2010-2011 :
LA RECESSION EST FINIE, PAS LA CRISE
Conférence Xerfi:
Laurent FAIBIS
Président du groupe Xerfi
Alexander LAW
Directeur de Xerfi Global
Alexandre MIRLICOURTOIS
Directeur des études
 
Xerfi Previsis N° 149 :
novembre 2009

Grand emprunt :
l'absence de vision stratégique
Conférence Xerfi:
Jean-Michel QUATREPOINT
Journaliste (Monde / Agefi / Tribune)
Frédéric ENCEL
Expert français de géopolitique
 
Xerfi Previsis N° 148 : octobre 2009
Factures et fractures de la crise
Conférence Xerfi:
Jean-Marie CHEVALIER
Professeur à Paris-Dauphine

 
Xerfi Previsis N° 147 :
septembre 2009

Un an après
 
Xerfi Previsis N° 146 : juin 2009
La France face à la crise mondiale : les enjeux de l'économie de la conception
Conférence Xerfi :
La France face à la crise globale :
quelle stratégie ?
Interventions d'Anton BRENDER,
Directeur des études économiques de DEXIA et Vincent PROLONGEAU
Président d'Entreprise et Progrès
 
Xerfi Previsis N° 145 : mai 2009
La stratégie américaine : la reprise par la fuite en avant
Conférences Xerfi e-changes :
Michel VOLLE - Statisticien et économiste
Alain NEMARQ - Président de Mauboussin
 
Xerfi Previsis N° 144 : avril 2009
Eloge de la dette
Conférences Xerfi e-changes :
Matthieu PIGASSE et Gilles FINCHELSTEIN VP Lazard et DG de la Fondation Jean Jaurès
Michel AGLIETTA
Conseiller scientifique CEPII, membre du conseil d'Analyse Economique
 
Xerfi Previsis N° 143 : février 2009
Il faut une stratégie pour la France
Conférence Xerfi e-changes :
Jean-Michel QUATREPOINT
Ancien patron de presse
Jean-Luc GREAU - Economiste
 
Xerfi Previsis N° 142 : janvier 2009
Les défis des Etats Unis :
une Obamania chimérique
 
Xerfi Previsis N° 140-141 :
décembre 2009

D’une béquille à l’autre
Conférence Xerfi :
Au-delà des crises, les moteurs du rebond
   
  Xerfi Previsis N° 139 :
novembre 2008

Sortir de la vraie crise
   
  Xerfi Previsis N° 138 : octobre 2008
Sous la crise financière,
la crise de la globalisation
   
  Xerfi Previsis N° 137 :
septembre 2008

Croissance mondiale :
la fin des années folles
   
   
S'abonner à Xerfi Previsis (gratuit)  
 
 
Présentation du Groupe Xerfi

 

Le site du Groupe XERFI
 

L’accès privilégié à la connaissance des secteurs économiques : Leader en France des études économiques sectorielles, le groupe Xerfi présente le plus grand catalogue de travaux sur la France et l’International.
Editeur indépendant, il est contrôlé à 100 % par ses dirigeants et apporte à ses clients par son expertise professionnelle, sa liberté éditoriale, son ouverture intellectuelle, l’accès à la connaissance actualisée des évolutions sectorielles, des stratégies des acteurs économiques et de leur environnement.

Le groupe Xerfi offre cinq niveaux d’accès à la connaissance économique:

  • l’analyse et la prévision sur le panorama complet des secteurs par Xerfi France,

  • le décryptage des stratégies concurrentielles des entreprises par Precepta,

  • l’analyse du tissu français de sociétés par Xerfi Entreprises,

  • l’ouverture aux études des secteurs, des marchés et des groupes au plan mondial par Xerfi Global

  • les grandes prévisions macro-économiques sur la France et l’international par
    Xerfi Previsis



La dimension internationale 
: Xerfi Global met à la disposition des ses clients tournés vers l’international les études du groupe Xerfi sur les grands secteurs et groupes mondiaux.

L’engagement citoyen : Xerfi  entend participer activement à la réflexion sur les grands enjeux économiques.  Il mobilise à cette fin sa connaissance approfondie de l’économie mondiale et de tous les secteurs économiques, son expertise,  sa liberté d’analyse et de diagnostic conférée par son indépendance statutaire et financière.


Factures et fractures de la crise

Il est à craindre que sans impulsion budgétaire, la reprise en Europe et aux Etats-Unis fera long feu. Trop de déséquilibres se conjuguent pour rétablir la confiance des ménages et des entreprises. Les marchés restent nerveux, et la nouvelle bulle tant espérée par le monde financier risque de faire… pschitt. 2010 ne sera pas catastrophique, mais pour le moins léthargique.

Le régime de Pékin, lui, relance. Mais avec une forte inflexion stratégique vers l’activité intérieure. Ce n’est pas un comportement opportuniste, mais sans doute un véritable changement de modèle de croissance. Ceux qui attendent de la demande et de l’épargne chinoise une impulsion décisive pour débloquer l’économie mondiale vont être déçus.

Il faut en effet craindre une Chine beaucoup  plus  autocentrée,  qui  se méfie chaque jour un peu plus du dollar et de la capacité du consommateur occidental surendetté à acheter ses produits. Ce n’est pas bon pour le commerce mondial, déjà en fort repli. Ce n’est pas bon pour le système monétaire international qui s’alimente de l’épargne chinoise. Ce n’est pas bon pour les Etats-Unis, et cela signifie à terme une rupture de l’alliance économique sino-américaine. C’est donc dangereux au plan géopolitique, car une Chine se repliant sur une zone asiatique qu’elle voudra naturellement dominer, c’est un risque de tensions internationales accrues.

Incertitude radicale

Du côté occidental, la plupart des pays ont décidé de laisser filer les déficits pour soutenir les ménages et les entreprises. En Europe, exit les règles de Maastricht, déjà bien oubliées : on ne sait plus quel est le niveau d’endettement raisonnable. Il est vrai que les taux d’intérêt son bas, très bas. Keynes aurait sans doute soutenu l’idée : quand on est confronté à une incertitude radicale, que la peur du lendemain fait enfler l’épargne au détriment de la demande et de l’investissement, il n’y a plus d’autre choix raisonnable que l’impulsion publique pour donner des points de repère, et rétablir la confiance.

D’ailleurs, avec des liquidités  mondiales surabondantes, on peut se demander s’il ne vaut pas mieux se résoudre à ce qu’elles soient finalement épongées par la dette d’Etat que par une nouvelle bulle spéculative, qui ferait encore plus de dégâts que la précédente.

Les conventions, cela se change !

Un consensus implicite semble-t-il partagé par la plupart des capitales occidentales, de Washington à Londres, de Paris, Rome à Madrid. Reste à savoir comment sera résorbée à son tour cette dette. Par l’inflation ? Peu probable, tant les pressions à la baisse des prix et des salaires sont fortes. Une augmentation des impôts ? Pas si sûr. Alors que la plupart des pays occidentaux vont mettre plusieurs années pour recouvrer le niveau de patrimoine et de PIB détruit par la crise, il serait désastreux de décourager les consommateurs-épargnants (et électeurs de pays démocratiques) par une ponction fiscale. En fait, l’Histoire économique est riche de créativité pour réduire la dette d’Etat par des moyens non conventionnels….ne serait-ce qu’en modifiant les conventions monétaires ou comptables.

L’Allemagne seule contre tous ?

Cette stratégie risque de ne pas être partagée par Berlin, qui  semble vouloir faire cavalier seul. Sous la pression des libéraux, la nouvelle coalition ferait du rigorisme budgétaire une vertu première. Une stratégie qui mènerait sans doute l’Allemagne (et l’Europe !) dans l’impasse alors qu’il lui faudra encore plus de temps que les autres partenaires occidentaux pour combler le fossé de croissance creusé en 2009, et remettre sur pied un système bancaire dévasté.

Dans un contexte de contraction du commerce mondial et de ralentissement de la demande de biens d’équipement des émergents, avec une Chine plus autarcique et une demande des voisins européens en panne, pas facile d’exporter davantage. Au plan intérieur, en l’absence de soutien de la demande, avec une pression accrue sur les salaires et un déclin démographique désormais inexorable, le diagnostic n’est guère meilleur. Ce qui est bon pour les industriels allemands risque d’être fâcheux pour les Allemands.

L’addition

Comment concevoir une Union européenne encore davantage écartelée par des stratégies nationales non-coopératives, avec une Allemagne imposant à la fois la purge et la guerre des marchés à ses partenaires ? Comment les Etats-Unis pourraient-ils accepter une Chine ne voulant plus financer son économie, et se proclamant leader de la zone asiatique, avec un regard de plus en plus gourmand envers les champs pétroliers, à commencer par ceux d’Iran ? Trop de risques s’accumulent sur l’ensemble des grands équilibres géo-stratégiques internationaux. La facture de la crise risque ainsi de se transformer en fractures internationales. Et l’addition ne serait alors pas seulement économique et financière.

Laurent Faibis

 
  Facebook Del BM