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Dernier numéro : 22 janvier 2009

Xerfi Previsis N°142

 

SOMMAIRE de XERFI PREVISIS

LE POINT DE VUE de LAURENT FAIBIS

  1. FINANCE, TAUX ET MARCHES

  2. CONJONCTURE FRANCE

  3. COMPETITIVITE DE LA FRANCE

  4. SONSOMMATION FRANCE

  5. STRATEGIES SECTORIELLES

  6. ECHOS DES SECTEURS



Xerfi Previsis N°142 <HTML>

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LE POINT DE VUE
de LAURENT FAIBIS
 
Numéros précédents de Xerfi Previsis
 
  Xerfi Previsis N° 156 :
juin-juillet 2010

Spécial colloque :
LA FINANCE FACE A L'EMPLOI
Dossiers :
- Prévisions macro-sectorielles France
- La France et ses multinationales
 
Xerfi Previsis N° 154 :
avril 2010

Dossier du mois :
LA FRANCE DES SECTEURS
Conférence Xerfi:
Yvon JACOB
France et Industrie
Jean-Marie CHEVALIER
La volatibilité des prix du pétrole
Jean-Paul BETBEZE
Sortir de la crise
 
Xerfi Previsis N° 153 :
mars 2010

Dossier du mois :
FRANCE, PERSPECTIVES 2010
Conférence Xerfi:
Roger-Pol DROIT & François HENROT
Le philosophe et le banquier
Olivier BOMSEL
Directeur de la chaire ParisTech
Michel CHOUKROUN
Problématiques de distribution
 
Xerfi Previsis N° 152 :
février 2010

Dossier du mois :
QUELS MODELES DE CROISSANCE POUR LES PAYS AVANCES APRES LA CRISE ?
Conférence Xerfi:
Cristian de PERTHUIS
Professeur d'économie à Dauphine
Michel AGLIETTA
Expert de l'économie financière
Jean de KERVASDOUE
Professeur au CNAM

 
Xerfi Previsis N° 151 :
décembre 2010

Dossier spécial
L'INDUSTRIE EUROPENNE EN CRISE: quelles stratégies de redéploiement ?
Conférence Xerfi:
Olivier PASTRE
Professeur à Paris VII

 
Xerfi Previsis N° 150 :
décembre 2009

Symposium des prévisions économiques 2010-2011 :
LA RECESSION EST FINIE, PAS LA CRISE
Conférence Xerfi:
Laurent FAIBIS
Président du groupe Xerfi
Alexander LAW
Directeur de Xerfi Global
Alexandre MIRLICOURTOIS
Directeur des études
 
Xerfi Previsis N° 149 :
novembre 2009

Grand emprunt :
l'absence de vision stratégique
Conférence Xerfi:
Jean-Michel QUATREPOINT
Journaliste (Monde / Agefi / Tribune)
Frédéric ENCEL
Expert français de géopolitique
 
Xerfi Previsis N° 148 : octobre 2009
Factures et fractures de la crise
Conférence Xerfi:
Jean-Marie CHEVALIER
Professeur à Paris-Dauphine

 
Xerfi Previsis N° 147 :
septembre 2009

Un an après
 
Xerfi Previsis N° 146 : juin 2009
La France face à la crise mondiale : les enjeux de l'économie de la conception
Conférence Xerfi :
La France face à la crise globale :
quelle stratégie ?
Interventions d'Anton BRENDER,
Directeur des études économiques de DEXIA et Vincent PROLONGEAU
Président d'Entreprise et Progrès
 
Xerfi Previsis N° 145 : mai 2009
La stratégie américaine : la reprise par la fuite en avant
Conférences Xerfi e-changes :
Michel VOLLE - Statisticien et économiste
Alain NEMARQ - Président de Mauboussin
 
Xerfi Previsis N° 144 : avril 2009
Eloge de la dette
Conférences Xerfi e-changes :
Matthieu PIGASSE et Gilles FINCHELSTEIN VP Lazard et DG de la Fondation Jean Jaurès
Michel AGLIETTA
Conseiller scientifique CEPII, membre du conseil d'Analyse Economique
 
Xerfi Previsis N° 143 : février 2009
Il faut une stratégie pour la France
Conférence Xerfi e-changes :
Jean-Michel QUATREPOINT
Ancien patron de presse
Jean-Luc GREAU - Economiste
 
Xerfi Previsis N° 142 : janvier 2009
Les défis des Etats Unis :
une Obamania chimérique
 
Xerfi Previsis N° 140-141 :
décembre 2009

D’une béquille à l’autre
Conférence Xerfi :
Au-delà des crises, les moteurs du rebond
   
  Xerfi Previsis N° 139 :
novembre 2008

Sortir de la vraie crise
   
  Xerfi Previsis N° 138 : octobre 2008
Sous la crise financière,
la crise de la globalisation
   
  Xerfi Previsis N° 137 :
septembre 2008

Croissance mondiale :
la fin des années folles
   
   
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Présentation du Groupe Xerfi

 

Le site du Groupe XERFI
 

L’accès privilégié à la connaissance des secteurs économiques : Leader en France des études économiques sectorielles, le groupe Xerfi présente le plus grand catalogue de travaux sur la France et l’International.
Editeur indépendant, il est contrôlé à 100 % par ses dirigeants et apporte à ses clients par son expertise professionnelle, sa liberté éditoriale, son ouverture intellectuelle, l’accès à la connaissance actualisée des évolutions sectorielles, des stratégies des acteurs économiques et de leur environnement.

Le groupe Xerfi offre cinq niveaux d’accès à la connaissance économique:

  • l’analyse et la prévision sur le panorama complet des secteurs par Xerfi France,

  • le décryptage des stratégies concurrentielles des entreprises par Precepta,

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  • l’ouverture aux études des secteurs, des marchés et des groupes au plan mondial par Xerfi Global

  • les grandes prévisions macro-économiques sur la France et l’international par
    Xerfi Previsis



La dimension internationale 
: Xerfi Global met à la disposition des ses clients tournés vers l’international les études du groupe Xerfi sur les grands secteurs et groupes mondiaux.

L’engagement citoyen : Xerfi  entend participer activement à la réflexion sur les grands enjeux économiques.  Il mobilise à cette fin sa connaissance approfondie de l’économie mondiale et de tous les secteurs économiques, son expertise,  sa liberté d’analyse et de diagnostic conférée par son indépendance statutaire et financière.


Les défis des Etats-Unis : une Obamania Chimérique ?

Le Président Obama doit affronter une économie américaine ravagée. Les ménages sont exsangues, avec un taux d’endettement spectaculaire, un patrimoine immobilier et boursier, et en conséquence une épargne retraite laminés. Bien plus, le chômage fait chaque mois des bonds spectaculaires. Les réseaux de distribution sont décimés par la baisse de la consommation. L’industrie financière, figure de proue de la prospérité passée, fait figure de tonneau des Danaïdes : le plan Paulson n’est pas encore parvenu à stopper l’hémorragie et rétablir la confiance dans le système bancaire. L’industrie manufacturière a perdu depuis des années toute compétitivité, creusant un déficit abyssal du commerce extérieur, y compris dans les hautes technologies. Les infrastructures publiques sont délabrées, en raison d’une décennie de sous-investissement. Et pendant ce temps, il faut bien continuer de financer les opérations militaires en Afghanistan et en Irak, qui creusent elles aussi le déficit courant.

State of emergency

C’est la panne totale. Plus aucun agent privé, ménage ou entreprise n’est en effet en mesure de donner une impulsion à l’économie. Le recours à l’Etat est donc incontournable. Le programme Obama prévoit déjà un stimulus public de 825 milliards de dollars. Un tiers de cette somme est constitué de baisses d’impôts, dont 185 milliards de dollars pour les ménages, qui s’ajoutent donc aux aides apportées en 2008 par l’Administration Bush, soit plus de 300 milliards en 2 ans. Les recettes de l’Etat fédéral en sont fortement entamées, d’autant que la récession va faire chuter les rentrées fiscales. Dans le même temps, Obama veut accélérer les dépenses publiques à hauteur de 550 milliards de dollars, avec notamment un gigantesque programme orienté vers le redressement des infrastructures.

Tous plafonds de déficits crevés

Il n’est pas certain que ce programme soit suffisant compte tenu de l’ampleur des dégâts. Le modèle passé de l’enrichissement virtuel par les plus-values, la dette et la finance de Ponzi a provoqué un tremblement de terre économique : « the financial big One ». Ce qui est sûr, c’est que le déficit public va crever le plafond des 10% du PIB en 2008 (rappelons que dans l’Eurozone, les critères de Maastricht imposent un maximum de 3% !).

Les pessimistes envisagent même un déficit public qui approcherait les 15%. En effet, les rentrées fiscales promettent d’être désastreuses. Pire, ce premier plan Obama pourrait bien s’avérer insuffisant et l’on ne peut pas écarter l’hypothèse de l’annonce dans les 6 mois de nouvelles mesures de soutien à l’économie et à la finance américaine. Nombre d’Etats de l’Union sont eux-mêmes étranglés, et doivent supporter d’énormes spreads de taux pour financer leur dette.

Qui va payer ?

Comment financer un tel gouffre ? Voilà une question très lourde de conséquences stratégiques. Certes, le dollar conserve son droit de seigneuriage lié à son statut de monnaie de réserve internationale. La Fed a baissé ses taux à un niveau plancher. Pas d’autre solution que de continuer de créer de la monnaie, et donc s’endetter encore, et encore. Mais auprès de qui ? Le système financier américain n’a plus les moyens de drainer l’épargne indispensable. Les pays avancés excédentaires, l’Allemagne et le Japon, sont eux-mêmes touchés de plein fouet par la crise et doivent financer leurs propres plans de relance. Les pays pétroliers ont vu leurs ressources fondre sur le sable avec la chute des cours du baril. De toutes parts, les besoins des Etats explosent, au risque d’assécher les marchés. Déjà certains prédisent, non sans motif, une nouvelle bulle de la dette d’Etat, et la menace à terme d’un krach obligataire. Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour l’heure, il faut sauvegarder le capitalisme mondial, et donc sauver le soldat USA.

La Chine à la manœuvre

Il n’en reste plus qu’un : la Chine, avec ses réserves colossales. Une Chine qui est pourtant elle aussi rattrapée par la crise : de Shanghai à Canton jusqu’à Shenzhen et Hong Kong, les faillites se multiplient, et on licencie à tours de bras. Une Chine qui a tout intérêt à défendre sa compétitivité en continuant d’arrimer sa monnaie au dollar. Pour cela, il lui faut acheter de la dette américaine, renforcer encore ses excédents et ses réserves. Contrairement à ce que certains naïfs croient, la Chine ne relancera pas sa consommation intérieure. Rester une économie largement excédentaire est indispensable à sa stratégie de puissance. A cette fin, le maintien de la compétitivité extérieure avec des salaires bas et une monnaie sous-évaluée est un pré-requis.

L’incontournable alliance Chine-USA

On l’aura compris, la poursuite pendant quelques années encore de l’alliance stratégique entre la Chine et l’Amérique, ce que certains experts appellent déjà la « Chimérique », est une exigence stratégique dans l’intérêt à court terme bien compris des dirigeants de ces deux pays. Les européens naïfs, qui attendent trop d’Obama pour voir se resserrer les liens économiques entre les deux rives de l’Atlantique pour faire front au défi asiatique, risquent fort d’être déçus. Sans compter les risques de dommages collatéraux sur la solidité de l’Union européenne : que vont faire le Royaume-Uni et l’Allemagne, dont les stratégies sont mises en déroute par la crise ?

 

Laurent Faibis

 
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